Visite laboratoire LISA

Visite de Mme MARTICORENA du Laboratoire Interuniversitaire
des Systèmes Atmosphériques (LISA)  

Mme Beatrice Marticorena, accompagnée de sa collègue Bernadette Chatenet du Laboratoire LISA ont rendu visite au CGQA le 18 janvier 2012, en vue d’échanger sur les possibilités de collaboration qui s’offrent aux deux structures.

Le programme Sahelian Dust Transect (SDT), opérationnel depuis 2006, est un système de mesure en continu des concentrations atmosphériques en poussières et des dépôts associés. Les principaux objectifs sont de mieux comprendre le bilan de masse des aérosols désertiques à l’échelle régionale et d’évaluer l’influence de la variabilité de la mousson africaine et des activités anthropiques sur les contenus en poussières au Sahel. Ceci est réalisé en assurant la mesure sur des échelles journalière à pluriannuelle (~10 ans) de la concentration massique en particules, de l’épaisseur optique en aérosol, des flux de dépôt humide total et des paramètres météorologiques de base.  

Mme Beatrice Marticorena, du Laboratoire LISA  en compagnie
de Mr. Mbodji,  lors de sa visite, dans une de nos stations.

Cette campagne sur l’impact des aérosols désertiques en milieu Sahélien, est menée au niveau de 3 stations de mesures situées sur une trajectoire est-ouest entre 13° et 14°N, c'est-à-dire sur le trajet des panaches de poussières sahariennes et sahéliennes lors de leur transport vers l’Atlantique. Les stations de Banizoumbou (Niger), de Cinzana (Mali) et de M´Bour (Sénégal) sont équipées pour fonctionner dans des conditions environnementales difficiles (chaleur, poussières etc.) et avec un maximum d’autonomie (alimentation par panneaux solaires).

Station de Mbour avec les instruments de mesure.

Ce dispositif fait partie intégrante de la tâche d’observation de l’Observatoire des Sciences de l’Univers (OSU) EFLUVE.

Flux mensuel de dépôt total et humide, concentration moyenne mensuelle en aérosol
et précipitations mensuelles mesurés de 2006 à 2008 à Cinzana (Mali).

Les épisodes de pollution aux particules sont très fréquents dans le sahel et contribuent à détériorer fortement la qualité de l’air lors de leurs survenues. L’intérêt des résultats obtenus par l’équipe du LISA pour le CGQA est de permettre d’évaluer l’apport des aérosols dans les niveaux de pollution urbaine et  d’alimenter un modèle prédictif de la qualité de l’air.